
Un appui sur la touche "échappe" vous permet de couper le fond sonore.

Encore nommée thérapie assistée par l’animal cette discipline est plutôt récente en France, alors qu’elle est bien implantée en Suisse et très organisée au Canada ou aux Etats Unis.

Cette activité utilise l’animal (ici en l’occurrence le chien) comme médiateur pour stimuler certaines fonctions cognitives, motrices, sensorielles de personnes (enfants ou adultes) présentant un handicap (mental, physique, social…)
Il ne faut pas confondre la zoothérapie canine avec la pratique des chiens visiteurs.
Leurs prestations très bénéfiques se limitent à des séances de mise en contact avec l’animal sans mettre en place d’exercices précis.
Elles sont effectuées le plus souvent par des bénévoles n’ayant pas de formation spécifique et qui font simplement profiter les autres de la joie que peut procurer leur chien très bien élevé.
La zoothérapie canine passe par la réalisation d’activités variées qui peuvent évoluer au fil des séances et sont adaptées à chaque personne.
Elles sont mises en place en collaboration avec l’équipe qui gère les personnes au quotidien.
Cette équipe est en effet la mieux placée pour appréhender les besoins, les faiblesses de ses pensionnaires...
Le rôle de l’éducateur est de gérer les chiens et leur mise en contact avec l’humain, de déterminer ce qu’ils peuvent apporter et comment le mettre en place, de pousser le plus loin possible à l’aide des chiens les limites de chacun.
Les caresses : permettent d’instaurer un premier contact, de se faire plaisir au toucher du poil .
Il a été scientifiquement démontré que cette simple activité permet de diminuer la tension artérielle, de se détendre.

Elle permet aussi de sonder l’état émotif de la personne : on ne caresse pas de la même façon si l’on est triste, énervé, enthousiaste ou fatigué...
L’obéissance : permet de travailler la mémorisation des ordres, d’organiser son discours et d’être gratifié par la réponse positive du chien.
Le jeu : échange dynamisant et ludique permet de travailler le physique (les bras pour lancer, les pieds pour shooter, tout le corps pour aller cacher…) et le mental ( en haut, en bas, lancer, cacher, enchaîner les ordres…).
Quand il s’agit de rapport d’objet, la personne doit se concentrer pour envoyer la balle en un endroit précis et elle est valorisée par le fait que le chien la lui ramène.
Quand c’est un jeu de tire-tire, le tonus musculaire est sollicité et il y a la joie de s’affronter amicalement avec un tiers.
Le brossage : permet de faire travailler les mains et les avant bras, tout en ayant un contact chaleureux et individualisé avec l’animal.
C’est un moment privilégié où chacun peut, malgré son handicap, donner du bien-être à autrui.
La marche en laisse ou au harnais: permet sous prétexte de faire plaisir à l’animal de motiver certaines personnes à l’utilisation de leurs jambes.
Cela peut également permettre une certaine prise d’indépendance d’un individu par rapport au groupe.
Mais ce ne sont là que quelques possibilités.
Le travail fourni par les chiens peut évoluer en fonction des attentes de chacun.
Les chiens sont spécialement choisis pour leur sociabilité, leur malléabilité et leur attrait de l’humain.
Ils ont été socialisés dés leur plus jeune âge, leur obéissance est travaillée régulièrement afin que les personnes mises en contact avec puissent se faire plaisir.

Leur joie de « travailler » est réelle et communicative...

Gamayan intègre officiellement l'équipe landaise de zoot.
Sorti in extremis de la rivière, par un pêcheur avant qu'il ne coule, ce chiot de 2 mois et demi, était dans un état effroyable: totalement squelettique il était dévoré par les poux, les asticots et autres vers intestinnaux...
Il ne doit sa survie qu'à une envie de vivre peu commune.
Minuscule au départ, ce que l'on a pris alors pour un beagle s'avère aujourd'hui être un grand anglo français.
A huit mois et demi sa taille n'a d'égale que son inaltérable bonne humeur.
Il est toujours content, aime tout le monde (à 2 ou à 4 pattes), passe ses journées à jouer (ou à faire quelques bêtises, âge oblige!) et à forcer le contact avec tout ce qui vit.
Son plaisir va donc être immense de pouvoir faire son métier de ses occupations favorites!

Suite à la mise à la retraite et au décés de Nootka, Patricia a adopté Fajayz qui n'est autre que la soeur de Filo.
La beauté et l'immense tendresse de cette petite chienne a vite assuré son succès.
Elle devient la coqueluche de tous ceux qu'elle croise.
Végas le golden retriever de l'équipe, vient de subir une lourde intervention chirurgicale suite à la rupture des ligaments croisés.
Il sera donc en congé forcé pendant quelques semaines mais le véto a assuré qu'avec un peu de balnéo, il retrouverait vite ses capacités pour reprendre ses séances de zoothérapie.
Pas à pattes-Landes a été contacté par l’association, le 4ème temps, qui propose à des enfants autistes diverses activités le mercredi.
La zoothérapie a dès le départ permis d’entrer en contact avec ces enfants qui montrent pourtant de grandes difficultés à s’ouvrir à l’extérieur.

Les chiens ont d’emblée su s’adapter à ce nouveau « public » suscitant, une fois de plus, l’émerveillement de leur éducatrice.

Ces séances sont l’occasion pour Babouche de mettre en pratique ses apprentissages auprès d’autres enfants et pour Tequila de faire avec brio, ses premières armes en zoothérapie.